• LES PREMIERS MARAICHERS

    ...Depuis le XVI ème siècle, le négoce de ces produits journaliers était aux mains d’une multitude de petits détaillants sans boutique. Ils s’installaient en tout temps au coin des rues et des places où venaient les rejoindre les jardiniers. Ces gens ne possédaient pas d’attelage et portaient tout leur fonds en deux ou trois paniers; ils venaient à pied chaque matin des villages de ceinture. Or, sous la poussée démographique urbaine, leur nombre s’est simplement gonflé pour répondre à l’essor de la demande sans qu’il y ait concentration du marché et une délibération municipale, sous la Révolution, résume les murmures qui s’élevaient en ville contre cette nuée de marchands ambulants : “le nombre de vendeurs et revendeurs de fruits et légumes s’est tellement multiplié sur le place de la Raison que la voye publique qui lui sert d’enceinte en est embarrassée au point que les voitures ne peuvent la parcourir” déclarent les officiers de la cité

     

    GENESE D’UNE VILLE MODERNE, CAEN AU XVIIIème SIECLE. J.C. PERROT. 1975. MOUTON. PARIS. LA HAYE.